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VOYAGE REEL et IMAGINAIRE en INDE du N.O. (été 2006) : UTTARANCHAL (UTTARAKHAND), PUNJAB, HIMACHAL PRADESH. "Voyager, c'est bien utile, ça fait travailler l'imagination". (L.F. Céline, Voyage au bout de la nuit).

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CHANDIGARH : la MAIN OUVERTE de LE CORBUSIER (10 août 2006). Avec 12 PHOTOS.

  

La  MAIN  OUVERTE

 

 

de

 

 

LE  CORBUSIER

 

 

(Chandigarh)

 

 

 

 

 

"Je compose avec la lumière".

 (Le Corbusier). 

 

 

 

 

 

 

 

 

N'écoutez pas les petits esprits à la bouche en cul-de-poule, qui chipotent sur les réalisations d'un Grand homme.

Depuis des millénaires, il en est ainsi. Ils n'ont jamais fait avancer la civilisation. Ce sont des ronces que le vent emporte !

 

 

 Venez à Chandigarh, vous rendre compte par vous-même. Et si vous n'aimez pas, ce sera un choix personnel.

Je déteste le rédacteur anonyme qui a écrit dans le Routard (édition 2006, p :195) :"Jetez un coup d'oeil dans le secteur 1 aux grands bâtiments du gouvernement du Punjab".

Un coup d'oeil ! Certains blaireaux devraient suivre des cours de formation en architecture, ce qui leur éviterait de déraisonner. Ce serait sans doute du temps et de l'argent perdus.

Mais je ne désespère pas, même de l'homme du Kali Yuga.

 

 

En 1947 avec la Partition, la capitale historique du Pendjab, Lahore, revient au Pakistan. Le Premier ministre de l'Inde, J. Nehru, joue un rôle essentiel avec sa volonté politique de construire une ville nouvelle, future capitale indienne pour l'Haryana et le Punjab.

Le projet est approuvé par le gouvernement du Pendjab en mars 1948.

Pour la construction de Chandigarh, Nehru choisit Albert Mayer, comme architecte-urbaniste en chef au début de 1950.

Mayer dirige une équipe de spécialistes américains, qui élaborent un projet assez précis.

Mais en août 1950, Mathew Novicki, bras droit de Mayer, meurt dans un accident d'avion et Mayer renonce à son projet.

 

 

Il est alors confié à Le corbusier et son équipe, composée de Pierre Jeanneret, de deux architectes anglais : Maxwell Fry et Jane Drew, et d'un groupe d'architectes indiens (tel N.N Sharma).

Cette fondation de Chandigarh, capitale ex nihilo, est le symbole d'une fécondité créatrice, un des rares projets de ce type par siècle.

Au XXe s, on pense évidemment à Brasilia, sous la direction d'Oscar Niemeyer. L'audace était de rigueur chez la génération des fondateurs pleine de sève - les gestionnaires soucieux de leur standing viendront plus tard. Il fallait créer une capitale pour les réfugiés de la partie pakistanaise du Punjab et pour les générations futures.

Comment avoir le temps de penser à soi ?

 

 

 

D'abord, construire la Tête de Chandigarh, ses bâtiments institutionnels :

- En 1956, le Capitole et High Court (Palais de Justice, Cour suprême) :

 

 

 

 

 

- En 1958, le Secrétariat du Punjab et de l'Haryana :

 

 

 

 

- En 1962, l'Assemblée législative ou Vidhan Sabha :

 

 

Cette Assembléé Législative est un de mes bâtiments préférés, entouré d'un bassin et dans un cadre de verdure :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Certains bâtiments voulus par Le Corbusier n'ont pu être construits pour diverses raisons, souvent financières. 

Le Palais du gouverneur devait couronner la zone du Capitole.

Le Musée de la Connaissance, sorte de Maison de l'Information, prévoyait d'assister le Gouvernement pour ses prises de décision. Maquettes et plans de ces deux projets avortés sont exposés au City Museum.

On y voit également des documents sur un autre projet abandonné : la Main Ouverte sur le barrage de Bhakra, qui proposait un message de paix et d'harmonie. Ces trois projets étaient chers à Le Corbusier, mais il ne les a jamais vus se matérialiser.

 

 

 

 

Sur le Capitole, entre la Cour suprême et l'Assemblée, une sculpture-girouette haute de 26 m, la Main Ouverte, est devenue l'emblème officiel de Chandigarh. Elle n'a été construite qu'en 1985, vingt ans après la mort de Le Corbusier...

Je le cite : "Ouverte pour donner, ouverte pour recevoir".

Elle figure sur d'autres monuments (comme au bord du lac Sukhna).

 

 

 

 

 Elle est utilisée comme logo identifiant Chandigarh. Cette main ouverte exprime la volonté créatrice d'agir pour l'autre et avec autrui. Un magnifique symbole pour une ville.

 

Dans cette sculpture, je vois aussi : un oiseau en plein vol, ou même un homme criant vers le ciel.

 

 

 

"L'oiseau en plein vol" me plaît.

D'abord parce que Chandigarh est un paradis pour les oiseaux, qui y prospèrent. Corbeaux, pigeons, moineaux, étourneaux, paons, merles, canards, cygnes, tant d'oiseaux plus ou moins colorés dont j'ignore les noms...

Ensuite, parce que l'oiseau symbolise la liberté du créateur, allant librement dans l'espace, affranchi des traditions sclérosantes.

 

 

"Un homme criant vers le ciel" est une interprétation démiurgique, qui ne me surprendrait pas de la part de Le Corbusier.

 

 

Bon, me direz-vous, agacé. Mais cette omniprésence du béton ? Ces coulées kilométriques de béton d'un architecte mégalomane ?

En 1950, le béton c'était l'audace. 

De plus à l'époque, les ressources de l'Inde étaient limitées et le béton permettait des coûts de construction assez faibles.

 

 

Le Corbusier a prouvé dans maints bâtiments sa capacité à alléger la masse brute du béton.

High Court, avec ses nombreuses percées dans les piliers colorés, au long de la grande rampe, en est un exemple.

Le meilleur que je connaisse est la Tour des Ombres (Tower of Shadows), construite en 1960 près de l'Assemblée.

 

 

 

En béton, ce pavillon est d'une finesse, d'une légèreté évidentes. Ses lignes droites jouent avec le vide, la lumière et l'ombre.

Malgré ses lignes courbes, je pense aussitôt à la Tholos, à Delphes. Le Corbusier a tout calculé pour que les rayons solaires ne puissent pénétrer à l'intérieur, malgré les ouvertures, dont le nombre étonne. C'est une étude des mouvements du soleil, de la lumière et de l'ombre en leurs différentes orientations. Clin d'oeil au cosmos.

 

 

 

Ecrit au bord du lac Sukhna, au-dessus duquel les cendres de Pierre Jeanneret ont été dispersées en 1967, conformément à ses dernières volontés.

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 

 

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Publié à 14:31, le 10/08/2006 dans I3. CHANDIGARH : la MAIN OUVERTE, de LE CORBUSIER