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VOYAGE REEL et IMAGINAIRE en INDE du N.O. (été 2006) : UTTARANCHAL (UTTARAKHAND), PUNJAB, HIMACHAL PRADESH. "Voyager, c'est bien utile, ça fait travailler l'imagination". (L.F. Céline, Voyage au bout de la nuit).

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FETE de GANESH a PARIS (3.09.06). Avec 36 PHOTOS.

 

 

 

 

C'est la fête de Ganesh, le dieu à tête d'éléphant, à Paris. 

 

Après un voyage en juillet-août en Inde, cette fête - dimanche 3 septembre 2006 - est une excellente transition à ma Vita Nova.

Elle se divise en deux parties :

- De 9h à 10h30-11h, les cérémonies au temple de Ganesh, 72, rue Philippe de Girard.

- De 11h à 15h, un défilé avec chars, arches, enseignes et musiciens dans les rues entre Marx Dormoy, La Chapelle et Gare du Nord.

 

 

Sous le porche et dans la cour du temple de Ganesh, les Tamouls sont majoritaires.

 

 

 

 

 

 

 

Des femmes en sari portent sur la tête une brassée de feuilles surmontée d'une coupelle de terre cuite, dans laquelle brûle du camphre :

 

 

 

 

D'autres portent une plante ornée.

 

 

Des hommes torse nu, en pagne blanc, testent le kavadi, une arche de bois bleu, décorée de tissus colorés, de feuilles et de fleurs, et de magnifiques plumes de paon. Avant le départ du défilé, on leur passera autour du cou une guirlande de fleurs.

 

 

 

 

A gauche dans la cour, un tréteau présente des corbeilles d'offrandes, à la vente, qui contiennent bananes, noix de coco, bâtons d'encens,...

 

 

 

 

Deux chars, où des idôles et un prêtre sont nichés, attirent fidèles et photographes :

 

 

 

 

 

 

Les fidèles présentent leur offrande au prêtre assis, qui leur marque le front, les bénit. Ce nabab expédie les affaires du Ciel avec talent :

 

 

 

 

 

Un prêtre debout l'assiste, transmet les corbeilles, tranche les noix de coco à la machette.

 

 

 

 

 

 

Je joue au photographe.

Quelques Occidentaux préfèrent jouer aux dévots hindouistes : un homme, le visage enveloppé d'un foulard jaune, et plusieurs femmes servent comme porte-enseigne. Eléphants, taureaux ou fleurs ornent les enseignes.

Les photographes s'en donnent à coeur joie. Certains appareils ont la longueur de la trompe de Ganesh. De plus, une équipe de télévision ou de cinéma s'organise en vue du défilé de 11h.

 

 

La foule est très dense, mais disciplinée. Deux ou trois hommes, dont un décapiteur de noix de coco, râlent pour un oui ou un non, râlent par besoin de râler, mais on ne fait guère attention à leur petite colère.

Je trouve les visages bien sérieux, en particulier celui des femmes, certains sont même renfrognés. N'est-ce pas la fête ?

 

 

 

 

Heureusement, je trouve des personnes assises derrière un char, qui chantent ensemble sous la direction d'un vieil homme à lunettes plein d'allant.

 

 

 

 

Je m'assieds parmi elles. Quelques musiciens arrivent peu à peu, s'installent, avec des tambourins, des crécelles, des coupelles métalliques et des castagnettes rectangulaires.

 

 

 

 

 

 

Moment de détente, à écouter les chants et la musique.

 

 

Puis je repars en quête de photos.

 

 

 

 

Des flambeaux portatifs, très utiles pendant le défilé, sont alimentés par des garçons.

 

 

 

Une femme en tunique rouge, une arche sur les épaules, danse devant un char, tente d'entrer en transe. Mais personne ne la regarde, et elle s'arrête.

 

 

 

 

Je passe et repasse devant les mêmes femmes, porteurs, enfants.

Est-ce la fête de Ganesh ?

Tout cela me semble un peu terne, trop sérieux. La joie qui m'habite rue dans mon corps pour trouver une issue. Les gens restent sur leur quant à soi. Aucune allégresse pour renverser les différences, créer des passerelles entre les personnes présentes, faire sauter les bornes du sérieux.

Pauvre Ganesh, ton peuple manque de folie mystique !

 

 

Soudain, des cris retentissent. Les porteurs ont formé une double rangée autour de leur corde. Et le premier char démarre, traverse la cour, sous le porche, tourne à gauche dans la rue Philippe de Girard.

 

 

 

 

 

 

Après avoir récupéré mes sandales, déposées sur le trottoir, je ne suis pas le convoi, qui très lentement remonte la rue vers la place de la Chapelle.

J'ai donné rendez-vous à des amis devant l'entrée du temple. Eric arrive une demi-heure plus tard. Nous passons le temps à boire un jus rose sucré et à manger le riz servis dans la rue à tout le monde.

Après une heure, mes autres amis étant toujours absents, nous décidons de rattraper le cortège. C'est chose faite après la place de la Chapelle.

 

 

 

 

Très vite, Eric n'arrive pas à me suivre, et nous nous perdons dans la foule. Je me glisse à l'intérieur du cortège, ce qui me permet de remonter jusqu'au second, puis jusqu'au premier char. Je retrouve successivement les chanteurs, les musiciens, les porteurs d'arche et les porteuses de flamme.

 

 

 

 

 

 

 

 

Je circule au milieu de la voie, comme il me plaît, remonte le convoi, ou me laisse dépasser par lui.

Quelques regards me vont droit au coeur.

 

 

 

 

 

 

Mais le Canon faiblit. Si j'économise la batterie, je peux espérer faire dix à quinze photos avant qu'elle me refuse tout service. Et je devrai quitter le défilé pour la recharger chez moi.

Peu avant le demi tour du convoi, des musiciens soufflent dans leurs instruments à vent, flûtes et nageshvaram, accompagnés de joueurs de tambours, ce qui donne un joyeux "jazz-band".

 

 

 

 

 

 

La foule est très dense. Certaines distributions mettent un peu de mouvement dans un convoi serein, très bien organisé.

 

 

 

 

Les Parisiens apprécient beaucoup ce défilé de Ganesh, empruntant les rues de "Little India".

 

 

 

 

 

 

 

 

Ma batterie est presque à plat, je vais devoir revenir chez moi. Auparavant, je prends mes derniers clichés.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le trajet, des noix de coco ont été empilées en tas, à intervalles réguliers sur la chaussée.

Quand le cortège arrive à quelques mètres d'une réserve, des hommes empoignent les noix de coco, les jettent sur le bitume de toutes leurs forces. Elles éclatent avec un bruit sec, éclaboussent les photographes qui se précipitent pour fixer la scène.

Les fidèles offrent leur vie en offrande à Ganesh : leurs corps éclatent et leurs âmes jaillissent sur le trottoir...

La mort est une coque vide qui ruisselle de blancheur.

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 

 

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Publié à 11:09, le 3/09/2006 dans R. FETE de GANESH a PARIS
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